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Quels sont les buts de la SSPS?

 

La SSPS s'engage à faire prendre en considération la dimension sociale de la maladie grâce à la recherche, au traitement et aux soins des troubles psychiques. Elle lutte pour la création de structures de soins centrés sur le patient dans son cadre de vie, grâce à des institutions extra-hospitalières tels des centres de jour, de nuit, des appartements protégés, des foyers, des centres de réhabilitation, des ateliers protégés, des communautés, des services mobiles de psychiatrie publique et des services d'intervention de crise dans les hôpitaux généraux.

 

Quelles sont ses tâches principales?

 

La SSPS se charge de diffuser les idées de la psychiatrie sociale dans le domaine public. Elle soutient les patients et leur famille dans la lutte contre la discrimination des maladies psychiques. De plus, elle conseille les autorités compétentes en matière de santé pour la création de structures de soins modernes centrés sur le patient.

La SSPS encourage l'enseignement et la recherche dans le domaine de la psychiatrie sociale à tous les niveaux, surtout dans le cadre de la formation de base des médecins ainsi que dans le cadre de la formation complémentaire du médecin spécialisé en psychiatrie et psychothérapie (FMH). La SSPS s'oppose à tout restriction des possibilités de formation en psychiatrie sociale. De plus, elle offre à tous les intéressés des groupes professionels concernés, une

formation complémentaire de psychiatrie sociale (ZASP) en cours d'emploi. Elle lutte pour une reconnaissance officielle tant sur le plan cantonal que national. La SSPS défend les intérêts de tous les groupes professionnels travaillant dans le domaine de la psychiatrie sociale.

 

 

La Société Suisse de Psychiatrie Sociale

 

La Société Suisse de Psychiatrie Sociale (SSPS) est issue de la Société Suisse de Psychiatrie. Sa constitution s’est faite en deux temps.

 

Premièrement, une commission de psychiatrie sociale a été créée au sein de la SSP en 1970, après le passage de Basaglia à l’hôpital de Malévoz, en Valais. A cette époque, les structures intermédiaires spécialisées étaient peu développées dans bien des régions de la Suisse et particulièrement en Suisse alémanique. Par conséquent, le premier objectif de cette commission a été de regrouper les forces susceptibles de contribuer à dégager l’activité psychosociale des hôpitaux psychiatriques et à en émanciper les structures correspondantes. Divers modèles de développement institutionnel propices au développement d’activités thérapeutiques dans le domaine de la psychiatrie sociale ont été étudiés, ainsi que divers concepts fondamentaux pour l’activité psycho-sociale (psychiatrie communautaire – communauté thérapeutique et thérapie par le milieu, pratique de réseau - notions de réadaptation professionnelle et de réhabilitation sociale).

 

Dans un deuxième temps, et sous l’impulsion de la commission de psychiatrie sociale, la Société Suisse de Psychiatrie Sociale a été constituée le 15 décembre 1984.

 

Depuis cette date, la SSPS reste libre de toute appartenance politique et religieuse, réunit des professionnels s’occupant particulièrement des aspects psycho-sociaux de la prévention et du traitement des maladies psychiques ayant une activité dans  le domaine des soins aux patients ou dans celui de la recherche scientifique.

 

Qu’est-ce que c'est la psychiatrie sociale ?

 

La psychiatrie sociale est un domaine particulier de la psychiatrie qui cherche à comprendre et à traiter le patient atteint de troubles psychiques dans son environnement social. Elle étudie les interactions entre les facteurs sociaux, psychologiques et biologiques, inclut le milieu social (la famille, le travail, l’habitat etc.) dans son approche thérapeutique et s’efforce d’empêcher des attitudes et conditions de vie qui peuvent conduire à des troubles psychiques.

 

Les méthodes de traitement socio-psychiatriques les plus importantes sont l’intervention en cas de crise visant à prévenir la désinsertion sociale, la réhabilitation socio-professionnelle, le travail avec les familles ou bien la thérapie familiale, ainsi que les différentes formes de socio-thérapie, de milieu-thérapie, de travail de groupe et de psychiatrie communautaire basée sur des équipes multiprofessionnelles mobiles.

 

Une approche socio-psychiatrique est surtout indiquée chez des patients limités dans leurs capacités d’autonomie qui nécessitent parfois des soins en milieu clinique ou intermédiaire. Utilisables à tout âge et en phase aiguë aussi bien qu’à long terme, ces méthodes sont avantageuses notamment pour le traitement des troubles schizophréniques, des dépressions et troubles de personnalité graves, de la dépendance des drogues ou de l’alcool, ainsi que des troubles psychiques de l’âge avancé.

 

Les services socio-psychiatriques extra-hospitaliers visent à une autonomie optimale moyennant des institutions intermédiaires comme des hôpitaux de jour et de nuit, des homes et appartements protégés, des centres de réadaptation, des ateliers protégés et d’autres services décentralisés permettant des traitements à temps partiel, adaptés aux besoins des patients.

 

La recherche et l’enseignement socio-psychiatriques sont ancrés au niveau universitaire. Ils comprennent aussi bien des applications cliniques que la recherche fondamentale et servent à développer, à approfondir et à répandre les méthodes de traitement socio-psychiatriques au sein de toutes les disciplines scientifiques et professions concernées, ainsi que dans le grand public.